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Revue de presse

À propos du Pèlerin de Manhattan :

« Agnès Clancier avait évoqué avec beaucoup de pertinence l'enfermement dans son premier roman, Murs (Climats, 2000). Dans son troisième livre, Le Pèlerin de Manhattan, le héros, Louis Soler, sort de prison et veut essayer de « revivre la vie d'avant », ce qui est presque impossible, même si l'on se persuade qu'il faut attendre, comme dit Soler « que la vie te reprenne ». Au moment de cette tentative de retrouver l'existence « du dehors », voilà qu'« ils ont bombardé New York ». On a beau lui dire que « ce n'est pas le moment d'y aller », Soler part. Et, bien que ce ne soit qu'une partie du roman, elle est magnifique, cette promenade dans la ville à laquelle convie Agnès Clancier. Tous les vrais amoureux de New York s'enchanteront de voir Soler, comme eux, prendre « le ferry pour Staten Island », après être resté des heures à Battery Park « à contempler les allées venues des ferries dans la baie ». »

Josyane Savigneau, Le Monde des Livres.

 

 « Agnès Clancier raconte l’histoire d’un pèlerin qui ne sait pas encore qu’il en est un et qui se retrouve par hasard (mais il n’y a pas de hasard, ici), sur le chemin de Saint-Jacques, avec d’autres égarés de la vie et accompagné de loin en loin par un métaphorique chien jaune à la Simenon. Il fait sa pérégrination, il chemine sur la route et dans sa vie, comme tant d’autres avant lui. Avant, il n’y a pas si longtemps, il était un P.D.G., où quelque chose d’approchant, il avait une femme, Anne, joliment évoquée, « Anne-désir, Anne-Aimante, Anne-Aimée, mélodieuse, animée, câline… Anne inquiète, recueillie, indulgente. » Il avait deux enfants. Une secrétaire, jamais vraiment regardée en dix-sept années. Et puis il a dérapé et s’est retrouvé en prison, dix-huit mois. Agnès Clancier sait montrer l’horreur de l’incarcération, de l’enfermement dont n’arrive plus à sortir. Soler, son personnage: « barreaux tapés, raclés, deux fois par jour ce crépitement, le bruit de fer est resté, pris au piège, enfermé dans le raclement des barreaux tapés ». Son pèlerin a fui Paris et sa famille, Anne devenue son ex femme, pour aller marcher avant de les rejoindre. Il finit par les etrouver à Manhattan, où un autre séisme vient de se produire (…). La ville a changé, Anne a changé, ses anciens amis aussi, et lui n’est plus le même. Il est devenu étranger, au sens camusien du mot: « il regarde autant qu’il peut, tout ce qu’il avait oublié, avec la stupéfaction avide de qui découvrirait New York pour la première fois ». S’en suivent des descriptions de la ville qui font parfois songer à Céline ou à Woody Allen. Pèlerin sans Dieu sur le chemin de Saint-Jacques, voici le héros devenu pèlerin sans but et sans conviction, clochard presque -mais clochard solaire-, dans le cœur de l’Amérique et du monde. La rédemption, peut-être, viendra quand il comprendra que l’essentiel n’est pas dans le but, mais dans le chemin. Le style d’Agnès Clancier est concis, poétique, sait ne pas s’alourdir de ponctuation pour privilégier le rythme (…), on passe avec elle un moment intense. Il paraît qu’elle va revenir en France pour prendre le temps d’écrire: c’est une bonne nouvelle. »

Laurent Bourdelas, RCF Limousin, Lundi 6 février 2006

À propos de l'Île de Corail :

« Une histoire contée dans une belle langue classique, un style élégant et imagé qui séduit dès la première page. » Page des libraires – septembre 2001

« Le livre d’Agnès Clancier commence mal, dans le sens où les deux personnages qu’on y découvre, un chapitre après l’autre, ont l’air antipathique. (…) Surgit Girardin, dont les yeux « ont cette clarté de nourrisson ». Girardin « habite sur une île qui n’existe pas tout-à-fait, construite par des farfelus comme lui », un monde de corail sorti des eaux grâce à la technologie de ces hommes-rêveurs. Girardin construit bel et bien une île artificielle au milieu de l’océan Indien, et il fait partager ce rêve à Soler et Camille, par des chemins différents. Les deux citadins se prennent à former des rêves détonants à leur tour, injections d’utopie dans leur vie pluvieuse. Ça les mènera loin, on ne bâtit pas un monde sans en chiffonner un autre. »
Libération, 18 octobre 2001

À propos de Murs :

« Lasse de vivre dans un siècle imbécile et borgne, une jeune femme se bricole un itinéraire de rupture loin du goût des autres. Toutes illusions perdues, son existence s’étiole de rendez-vous manqués en passions humiliées. A mesure que croît son détachement, le travail, le bonheur, la ville, l’ivresse, l’orgasme, la famille, l’avenir, lui apparaissent aussi impossibles que vains. Cent quarante pages à l’écriture serrée pour esquisser, en clair-obscur, le portrait d’une femme qui s’éloigne. »   Sébastien Lapaque, Le Figaro Littéraire

 

 « Dentelle grise arrachée à la souffrance de la séparation, « murs-murs » à la Varda d’un livre-promenade : un premier roman où tout est dépeuplé quand un seul être vous manque — « absolu silence dans la pénombre pure ».   Libération.

 «La justesse des traits saisit souvent plein cœur. »   Pierre Hild, Le Matricule des Anges

 

« C’est un émouvant portrait de recluse qu’a réussi Agnès Clancier. Portrait de femme recluse et de terre recluse. Quelque chose comme une suite d’images tour à tour colorées et sépias à travers lesquelles bat (…) un cœur seul parmi la multitude.  Didier Pobel, Le Dauphiné Libéré.

 

« Agnès Clancier, dans un style brillant, vivant, moderne, exprime à la fois avec force et pudeur, les sentiments, les souffrances, mais aussi le stoïcisme, la lucidité d’une femme assez remarquable dans son comportement ».  Jacques Morlaud, L’Echo. 

 

« Murs, le premier roman d’Agnès Clancier est un livre sombre. (…) Vingt-six séquences pour raconter la douleur de l’éloignement, la mise en question de tout et de tous, le travail de deuil pour s’affranchir de cette situation, le retour à la vie, et le désir de recommencer, de tout ressaisir, en vain. (…) Murs est aussi un livre sur la ville, sur son caractère inhospitalier pour ceux qui souffrent. (…) Agnès Clancier montre pour ce premier roman une belle maîtrise de l’écriture, précise, décapante et tendue par une émotion contenue. »

Roland Hélié, Reg’Art.

 

« Un premier roman placé sous la citation de Georges Hyvernaud tirée de son livre La peau et les os : « Quand une question se pose, il en vient une autre derrière. Et de question en question, ça ne s’arrête plus, ça se déchire jusqu’au bout. » (…) J’aimerais que vous aimiez ce livre comme j’ai pu l’aimer. » Robert Chelle, ENA mensuel.